C'est le 20 Prairial de l'An II qu'a été institué le baptême républicain qui marque l'entrée de l'individu , non dans la communauté religieuse comme le fait le baptême religieux, mais dans la communauté nationale. Ce baptême civil tire ses origines de deux discours d'un agent national de la Commune de Paris, prononcés à la Convention Nationale le premier dans la séance du 22 mai 1794 et le deuxième le 19 juillet 1794.
La loi du 20 septembre 1792 retirant aux prêtres la tenue des registres constituant l'état civil, les registres paroissiaux devinrent alors registres communaux tenus par l'officier d'état civil.
Le parrainage civil a donc été prévu par la législation révolutionnaire. Ces lois révolutionnaires n'ayant jamais fait l'objet d'abrogation, le baptême civil est bien une cérémonie officielle.
Le 4 septembre 2010, Noah est donc entré dans la communauté nationale
Le voici avec son père ...
... puis avec sa marraine, Leslie, et son parrain, Thomas
La cérémonie a été présidée par Didier Turba, le Maire adjoint de Moissy-Cramayel, chargé de la culture
Elle a débuté par un petit mot de bienvenue, puis Didier a fait un bref historique du parrainage civil en rappelant les valeurs de la république que certains tentent de maintenir en France : liberté, égalité, fraternité, les deux dernières étant régulièrement malmenées, auxquelles il a ajouté la laïcité, une valeur qui m'apparait, à moi aussi, fondamentale et nécessaire à rappeler..
Les parents ont donné leur accord pour le parrainage et le parrain et la marraine ont déclaré vouloir remplir leur devoir et assumer leurs responsabilités.
Après la signature des différents actes administratifs, L'adjoint au maire a solennellement donné la médaille de la ville aux parents du baptisé.
La famille présente est ensuite partie pour Champagne, chez Cyril, pour procéder à la partie festive de la cérémonie organisée par les parents sur le thème du double parrainage de la Bretagne et de Tahiti.
La table :
On pouvait noter la présence de deux stands, l'un tahitien et l'autre breton :
... d'une spécialité familiale, inhérente à toute fête chez nous maintenant, la fontaine :
celle-ci a été confectionnée par Nicolas et il y coulait un délicieux planteur sympathiquement "arhumatisé",
et, un peu plus loin :
deux jambons, miellés à souhait, rôtissaient depuis neuf heures du matin.
Nous avons commencé par un passage au stand tahitien. Étaient proposés des produits, fruits, huiles essentielles, fleurs de tiare, colliers de fleurs (à chaque arrivée sur l'île, un collier de fleurs est offert), colliers de coquillages ( à chaque départ de l'île, un collier de coquillages est offert afin de garder le souvenir de son séjour). Puis on est passé à l'atelier "travail de la noix de coco"; Taïna et Thomas nous ont appris à ouvrir une noix de coco (avec le dos de la machette, et non le tranchant) à en prélever la pulpe, puis à presser celle-ci pour en soutirer le lait.
démonstration de la découpe par Cyril
pour le reste de l'opération, après que chacun ait fait sa tentative, c'est Taïna qui officie
Ce lait de coco a servi à finaliser la confection de l'entrée tahitienne du repas, une recette très courante là-bas à base de poisson cru, de citron vert, et de gingembre, un régal de fraîcheur et de saveur. La recette figure sur le tabouret ci-dessous, un tabouret muni d'un instrument servant à extraire la pulpe de la noix de coco.
ça se mange avec les doigts et c'est 'achement bon !
Les "roulés" apéritifs : confectionnés avec des galettes maison, de trois sortes : sardine/pesto, saint-moret/saumon et jambon/boursin
Le reste du repas était composé du jambon que vous avez vu plus haut, accompagné d'un gratin de patates douces, d'ananas caramélisé, le tout agrémenté d'une sauce chutney à l'ananas et à la vanille.
Le dessert était breton, un palet avec pommes caramélisées au beurre salé accompagné d'une glace à la vanille avec éclats d'amandes.
Si le poisson cru était l'oeuvre de Taïna, le reste du repas était une réalisation de Laëtitia.
J'allais oublier la remise des cadeaux :
Puis vint l'heure (tardive) du repas
Et maintenant, une visite au stand breton avec ses dégustations parmi les quelles différents gâteaux et confiseries, le cidre, un pastis breton et bien évidemment le chouchen dont l'abus s'avère assez dangereux étant donné ses méthodes de fabrication qui incluent le miel dont l'extraction rapide fait que l'on incorpore à la base non seulement le miel, mais également un certain nombre d'abeilles qui ont eu le malheur d'être là où il ne fallait pas.
Une belle démonstration du jeu du palet :
Tentative d'assimilation
Puis ensuite et jusqu'à la tombée de la nuit, montage des tentes, jeux, danses et chorégraphies diverses, préparation du feu de camp, confection du repas du soir (breton), etc.
l'achèvement brutal de l'agonie d'une chaise longue blessée par Babeth
Et le soir, 2 tables : la première avec un stock de galettes (fabrication Lucile & Babeth), différentes sauces et moutardes et des saucisses grillées au barbecue et la seconde recouvertes de crêpes (fabrication Babeth, dont une variété sans œuf) et de confitures diverses avec un délicieux pot de caramel au beurre salé à tartiner
et enfin, plus tard dans la nuit, sous l'œil vigilant de Bertille
- Fête organisée par Laëtitia & Nicolas
- Repas imaginés par Laëtitia et réalisés par elle avec la collaboration de Lucile, Taïna et Babeth
- Responsable des cuissons "barbecue" : Fabrice
- Fontaine "apéritif" : Nicolas
- Animation "Tahiti" : Taïna & Thomas
- Animation "Bretagne" : Babeth & Fabrice assistés de Leslie
- Musique : un peu tout le monde
- Chorégraphies : Taïna, Babeth, Leslie, Kenzo et les "Urban People"
- Hébergement : Nathalie & Cyril
le dessin ci-dessus a été réalisé par Thomas, le parrain
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